J'ai le droit de dire que l'avis de Blayrow sent des fesses ? Non pas parce qu'il est aux antipodes du mien, mais surtout parce que ce sale gay raconte de la merde, effective et nette. Lost Odyssey un supplice, nan mais nawak

j'te ferai jouer à des RPG cent fois plus dignes d'une telle qualification que LO. Enchanted Arms, au hasard ? Makoto, lolilol.
Après Blue Dragon clone de DraQue en encore plus soporifique (un exploit), Sakaguchi passe au plat de résistance en faisant "son" Final Fantasy. Sauf que cette fois, l'exercice est réussi, puisque LO vaudrait presque un épisode de la saga à double consonne. Microsoft a fait péter le budget pour avoir son vrai RPG next-gen, et ca ce sent à tous les niveaux.
Inoue x Uematsu x Sakaguchi, le trio de rêve pour un RPG.
D'une, Lost Odyssey se tape le luxe d'un vrai chara design, avec autre chose que des gamins de 15 ans qui s'en vont gaiement sauver le monde. Kaim est un héros qui en jette carrément, et même si au début il fait plus autiste qu'un Squall, il cache une toute autre personnalité qui se révélera bien assez vite. Le reste du casting signe un quasi sans-faute, avec une mention d'honneur pour Jansen, le magos casanova à la répartie cinglante. Même Cooke & Mack, l'archétype des sales mioches que je ne supporte d'habitude mais pas du tout dans un RPG, ont réussi à ne pas me taper trop sur le système. Les deux seules fautes de goûts sont à mettre sur le compte de Tolten aka Prince Pédé le héros du goûter, et le bad guy Gongora, ô combien moche et qui a un nom de fromage - par contre c'est un vrai fils de catin, mais violent.
Etant donné les relations entre les protagonistes, LO se permet d'aborder entre thèmes un sujet à mon avis trop peu traité dans les RPG, celui de la famille. et ce foutrement bien, sans verser ni dans le mélo chiant ni dans la famille à la Charles Ingalls. A ma connaissance, le seul qui l'ait fait un minimum avant c'était Grandia III, une sombre merde. Bref, ca blablate quand même pas mal dans LO, et au contraire de 95% des RPG jap actuels, les cutscenes bénéficient d'un vrai travail de mise en scène, évitant allégrement le syndrome chiantissime du "on tape tous la causette les bras ballants et la colonne coulée dans le béton". Le Gooch sait encore y faire pour distiller au compte-goutte les émotions, et donner de la crédibilité à ces avatars virtuels. Quand la mort frappe dans LO, le joueur est pris aux tripes. La douleur du millier d'années d'existence de Kaim, Seth et les autres se ressent vraiment. Je débecte violemment ce terme mais ouais, Lost Odyssey est un RPG mature, aussi bien au niveau de son casting que dans les thématiques qu'il aborde. Alors quand j'entends un "histoire et persos inintéressants" alors que t'as pas dépassé les 8h de jeu, excuse-moi mon Toto mais ca prête légèrement à sourire

tiens, tu vois, je souris, hihi loul.
Là où j'adresserais des reproches, c'est au niveau des "Thousand Years of Dream", les fameuses nouvelles censées en apprendre plus sur le background des héros. Niveau qualité d'écriture c'est carrément irréprochable, cependant coller du texte plat avec juste une zoulie musique de fond à l'ère de la HD, et compte tenu de la qualité de la mise en scène globale...bof. Plus que tout, se taper à lire des histoires non doublées de 10-15 minutes, aussi intéressantes soient-elles, ca hache carrément le rythme de l'aventure. OK on peut les lire à tout moment, mais quand un rêve est révélé, j'ai plus envie d'avancer dans l'histoire que de m'attarder sur des pages de texte. Prendre une belle voix féminine pour conter ces nouvelles n'aurait pas été du luxe.
Ca, et la fin puduk sévère. Déjà que Blue Dragon et son "j'te file une fleur, tu m'tailles une pipe" atteignait des sommets, là on on est en haut du K2

enfin que ca vous empêche pas d'y jouer, hein, le reste des quatre disques est top-notch comme on dit in zi USA.
De deux, étant donné qu'une bonne partie de l'ex-team de Shadow Hearts bosse sur le jeu, le système de combat tape dans le classique tour par tout avec qq twists sympa. Déjà, les ennemis ne mettent pas 8 plombes à attaquer comme dans Blue Dragon, le système de Ring donne un semblant d'interaction histoire de pas se branler la nouille en regardant trois héros au cul bien modélisé se battre en duel. La donne du tour par tour est un peu changée avec des magies et skills qui prennent plus ou moins de temps à se lancer selon leur degré de puissance, des sorts de buff bien adaptés et tutti quanti. A noter que les quatre immortels peuvent pomper les skills des mortels dans l'équipe pour ainsi se constituer plus ou moins, et moins que plus en fait - oui parce que Kaim et Seth resteront des étrons en magie quoiqu'il arrive, et inutile de foutre des skills d'attaque à Ming et Sarah (sauf Ultimate Hit

) - son équipe à loisir. Dommage qu'il y ait qq compétences craquées, kikoo Slot+5/+10. Bon rien de bouleversifiant dans le petit monde cloisonné du RPG gnak mais on se fait carrément pas chier pendant les combats. Surtout que les boss, du moins au début, s'avèrent plutôt coriaces, et peuvent OS l'équipe sans trop de soucis. Malheureusement, la difficulté s'estompe à mesure que le jeu avance, pour avoir un final aussi facile que celui de Blue Dragon.
De trois, et la seule partie où je critiquerais vraiment, c'est au niveau technique. Alors pour faire simple, Japanese developers + Unreal Engine 3 = lol. Non pas que le jeu soit laid - au contraire, il est carrément beau, même si le monde de LO est par trop rocailleux - mais niveau optimisation des temps de chargement c'est assez ridicule. Ca, vous allez connaître les fiches des persos par coeur -et attention au coup de règle surles doigts en cas d'erreur - bien avant le générique de fin. Perso ca ne m'a pas dérangé plus que ca, mais j'en connais qui vont se ronger les sangs avec les 8-10 secondes de loadings à chaque changement de grosse zone, ainsi que les 10-15 secondes pour démarrer un combat. Ah oui, c'est assez buggé aussi, rien de grave mais ca se sent par moments que le jeu a été rushé pour sortir en décembre au Japon. Heureusement que la fréquence de ces derniers est vraiment faible. Quant à Uematsu, il avait déjà impressionné avec les musiques de Blue Dragon, il confirme avec Lost Odyssey. Rien que le main theme défonce allègrement tout ce qui s'est fait à ce niveau ces dernières années.
Alors certes, Lost Odyssey n'est pas parfait. Sauf que des RPG de cette ampleur, avec des vrais morceaux d'histoire bien foutue dedans, un vrai chara design qui tape pas dans l'anime bas de gamme, qui proposent plus de 60h de contenu toujours intéressant, jamais forcé, baaah j'en connais pas des masses. Ou alors, il faudra me les indiquer, je suis curieux. Lost Fantasy peut-être, classique certainement, sauf que quand c'est aussi bien fait y'a pas de mal à se faire du bien. Et vivement Cry-On, tiens.